L’espace – L’univers.

Pendant des millions d’années, l’espace est resté hors de portée des hommes, cloués au sol sur leur planète. Comme tout objet inaccessible, il fait rêver et donne lieu à de nombreuses interprétations. Des siècles durant, on a d’ailleurs cru que le ciel était la résidence des dieux, reposant dans la béatitude éternelle.

On désigne par Univers tout ce qui existe. L’espace est cette étendue qui nous sépare des astres, et plus généralement sépare les astres entre eux. Il se situe, de notre point de vue, Terriens, au-delà de la partie de notre atmosphère terrestre.

Les limites de l’espace ne peuvent cependant pas être définies précisément : la densité de l’atmosphère, enveloppe de gaz qui nous entoure et nous protège, diminue progressivement à mesure qu’on s’élève en altitude. Ainsi, à 200 km au-dessus de nos têtes, il subsiste une atmosphère résiduelle.

Vu de la Terre, l’espace semble être un havre de paix. Or l’espace est loin d’être tranquille… En protégeant notre planète, l’atmosphère et le champ magnétique terrestre nous épargnent également les rigueurs d’un milieu dont nous ne soupçonnons pas la violence.

Par exemple, le Soleil déverse en permanence autour de lui des flots de particules d’atomes et de rayonnements mortels, appelés vents solaires. Chaque année ont également lieu des éruptions solaires : en quelques minutes, de gigantesques quantités d’énergie sont expulsées dans l’espace, dont la vitesse des particules peut atteindre 50000 km/h !

 

A l’échelle plus globale, un flux de rayonnements éjectés lors d’éruptions d’étoiles vient s’ajouter au flux solaire, pour former ce qu’on appelle le rayonnement cosmique. On a en outre découvert que ces particules forment autour de la Terre une couronne appelée Ceintures de Van Allen, située entre 500 et 40000 km d’altitude.

 

Eruptions solaires, rayonnement cosmique, ceintures de Van Allen : si les Terriens sont à l’abri, le risque radiatif dans l’espace est bien réel. Très énergétiques, ces particules détériorent les éléments très sensibles des véhicules spatiaux et peuvent provoquer des troubles chez les spationautes, allant de simples nausées à l’irradiation mortelle.

Extraits : Centre national d’études spatiales (CNES)

CARL SAGAN

1934-1996

« La science est, à la base, une entreprise humaine…
Ce n’est pas une activité pour
des gens socialement ineptes vivant
dans des tours d’ivoire. »

 

Il était l’astronome le plus célèbre de la planète. Il avait un talent de vulgarisateur qui n’avait nul autre pareil. Mais la principale force de Carl Sagan, ce qui faisait de lui un être humain exceptionnel, c’était cet émerveillement d’enfant, lorsqu’il levait les yeux vers les planètes et les galaxies, ou qu’il les baissait sur un brin d’herbe ou une goutte de sang.

Qu’il parle des « milliards d’étoiles », des photos de Saturne, du cerveau de l’homo sapiens, ou d’une civilisation extra-terrestre, ce qui touchait son interlocuteur, c’était avant toute chose cet émerveillement. C’était cette passion, cette fougue, et cette infinie curiosité qui transparaissaient de chacune des paroles de cet habile raconteur d’histoires.

Il croyait en la science. Mais plus encore, il croyait en l’intelligence humaine. Il faisait confiance à son interlocuteur: là où d’autres auraient renoncé, Carl Sagan savait qu’on pouvait faire comprendre n’importe quoi, de la mécanique des pulsars à la structure de l’ADN.

Il suffisait de savoir s’y prendre.

En 30 ans, 20 livres, plus de 700 articles, et avec Cosmos, sa série documentaire télédiffusée dans 60 pays, il a démontré qu’il savait s’y prendre.

Carl Sagan croyait que les êtres humains représentent quelque chose de spécial, de noble, un morceau du cosmos trop important pour disparaître. Parmi les membres de cette espèce, il en était sûrement un des meilleurs spécimens. »

Dans l’immensité du cosmos, il doit y avoir d’autres civilisations, beaucoup plus âgées et beaucoup plus avancées que la nôtre. Alors -ne devrions-nous pas avoir été visités? Ne devrait-il pas y avoir à tout moment des vaisseaux étranges dans les cieux de la Terre?

Il n’y a là rien d’impossible, et nul ne serait plus heureux que moi si nous étions visités. Mais est-ce que ça s’est vraiment produit? Ce qui compte, ce n’est pas ce qui semble plausible, pas plus que ce en quoi nous aimerions croire, pas plus que ce qu’un ou deux témoins proclament, mais seulement ce qui est soutenu par des preuves solides -examinées avec rigueur et scepticisme.

Des affirmations extraordinaires nécessitent des preuves extraordinaires.

Carl Sagan, Cosmos (Episode 12: Encyclopaedia Galactica)

Extraits de l’Agence Science-Presse : http://www.sciencepresse.qc.ca/sagan.html

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