Le crépitement du feu de la cheminée.

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Ce feu qui crépite

J’écoute le marché Persan,
Cette belle musique de Khatchatourian,
Dans ce salon, près du foyer,
Où nous écoutons cette musique enchantée,
Après ce bon dîner
Que ma mère nous a concocté.

J’aime garder ce souvenir en tête,
C’est pour moi, une grande fête !
Nous jouons au tarot
Dans ce salon, près du piano.
Le feu crépite et me réchauffe le cœur,
Je ne pense plus à mes soucis de l’heure.

Je m’enivre dans des paroles banales,
Ainsi mes souffrances ne sont pas décelables !
C’est ce que je pense,
Mais mon père est inquiet.
Je n’ose lui confier mes souffrances,
Je ne veux pas qu’il s’inquiète à outrance.

Je ferme ce jardin secret,
Personne n’y a accès.
Je joue un personnage,
Je m’en veux et c’est dommage!
Je reste isolée, je n’ose lui parler,
Tout va bien Papa!
Ne t’inquiète pas

Maïté Raynal