Aller de l’avant : sortir de sa zone de confort

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Au gré de ma réflexion sur la nécessité de faire preuve d’audace (Audace : un ingrédient requis ?), j’ai découvert une pépite sur le Net. Cette vidéo “Osez rêver et dépasser sa zone de confort” est l’oeuvre de INKNOWATION (http://inknowation.com/en/). Plus qu’une pépite, une mine d’or !

Voici sa transcription en français :

Voici votre chemin de vie.

A cet instant, vous êtes dans le présent, vous avez laissez votre passé derrière vous et votre futur vous attend.
Si vous vous demandez comment vous envisagez votre avenir, vous aurez facilement tendance à répondre :
“Je ne sais pas, je n’en ai aucune idée. Mais je sais ce que je ne veux pas qu’il advienne”.
Vous saurez généralement ce que vous aimez et ce que vous n’aimez pas dans votre présent.
Si vous pensez à cela, vous réaliserez aussi ce que vous avez aimé et détesté par le passé.
Mais il est plus probable que les incertitudes, sur ce que vous voulez pour votre avenir, persistent.

Généralement, on nous apprend dès notre plus jeune âge, toutes sortes de connaissances.
Mais on ne nous apprend pas à nous faire confiance et à croire en nous-mêmes.

La confiance en soi, est une idée claire de ce que vous voulez et qui peut être perçu par beaucoup, comme de l’arrogance. “Fils, ce que tu dois faire, c’est travailler dur, faire des sacrifices et accepter ton destin. La rêverie est une perte de temps !”.

Il y aura toujours quelqu’un pour vous rappelez que ça ressemble à l’histoire de laitière et du pot au lait. Cette fable composée par La Fontaine, invitant à ne pas prendre ses rêves pour la réalité.
C’est dommage, car c’est le meilleur moyen d’atteindre vos objectifs, c’est de rêver de ce que vous voulez, de mettre une date d’expiration à ce rêve et ensuite de travailler pour le réaliser. Vous pouvez très bien le faire à l’avenir. Tout dépend de ce en quoi vous croyez.
La première chose que vous devez faire, c’est d’être conscients de quelques concepts simples. Comprenez-les et mettez-les en oeuvre.

Commençons par le concept de zone de confort. C’est la zone métaphorique dans laquelle vous êtes, quand vous évoluez dans un environnement que vous contrôlez. Dans cette zone, les choses vous sont familières et confortables, avec leurs agréments ou leurs désagréments.
Par exemple : être coincé chaque jour dans les embouteillages appartient à votre zone de confort. Parce que cela vous est familier. Votre patron râlant au bureau doit faire partie de votre zone de confort. Parce que vous connaissez ça. S’amuser ou se disputer avec votre partenaire fait partie de votre zone de confort. Parce que c’est une situation connue. Vos habitudes, vos routines, vos compétences, vos connaissances, vos attitudes et comportements, font également partie de votre zone de confort.

Autour de votre zone de confort, se trouve votre zone d’apprentissage. C’est la zone que vous laissez pour aller élargir votre vision du monde. Vous le faites avec tout. En apprenant de nouvelles langues, en voyageant dans des pays inconnus, en ayant de nouvelles expériences, en enrichissant votre point de vue, en apprenant à connaître d’autres cultures ou en rencontrant de nouvelles relations. C’est là que nous observons, expérimentons, comparons, apprenons, aimons, profitons de la vie…
Il y a des personnes passionnées par ça et elles explorent régulièrement leur zone d’apprentissage. Pour d’autres, cependant, c’est une chose effrayante. Ainsi, pour l’éviter, il reste uniquement dans leur zone de confort. Ils considèrent qu’en sortir est dangeureux.

Au-delà de votre zone d’apprentissage, se trouve ce que nous appelons la zone de panique, ou zone d’inexpérience. Les personnes ne voulant pas se déplacer dans cette zone, sont généralement celles qui ne sortent jamais de leur zone de confort. Elles soutiennent que c’est là que les problèmes peuvent arriver. Cela revient à considérer la pointe du Finistère comme le bout du monde. Ne sortez pas, ce serait épouvantable. Et si quelque chose tournait mal… Très bien, mais s’il arrivait quelque chose de bien ? C’est la réponse de ceux qui pensent qu’en réalité, ce domaine est magique et que des choses merveilleuses peuvent vous arriver. Des choses que vous ne connaissez pas, parce que vous n’aviez jamais été jusque là. C’est la zone des grands défis.

Certaines personnes craignent qu’en allant explorer la zone magique, il ne pourront pas revenir en arrière et que leur zone de confort pourrait disparaître. Ceci est faux. C’est au contraire, le meilleur moyen d’étendre votre zone de confort et vos apprentissages. Le changement ne signifie pas perdre ce que vous avez. Le changement, c’est en réalité le développement. Ceci s’apparente à la peur de l’inconnu, mais c’est en réalité la peur de perdre ce que vous avez ou pire encore, la perdre votre identité et de ne plus vous sentir vous-même. Ensuite, vous devez considérer la tension émotionnelle et la tension créative. Elles agissent comme deux forces opposées. La tension émotionnelle vous tire vers votre zone de confort, tandis que la tension créative vous pousse vers l’extérieur. Pour pouvoir aller de l’avant, votre motivation doit l’emporter sur vos émotions limitantes.

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Audace : un ingrédient requis ?

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Poltronne ou audacieuse ? Je m’interroge sur l’impact de l’audace dans nos vies. Est-ce le gage d’un avenir exaltant ou d’une prise de risque inconsidérée ?

Mais qu’est-ce l’audace ? Que signifie faire preuve d’audace ?

Le dictionnaire “Larousse” définit le mot ainsi :

  • Hardiesse qui ne connaît ni obstacle ni limite ; courage : Manquer d’audace.
  • Péjoratif. Attitude de quelqu’un qui méprise les limites imposées par les convenances ; impertinence, insolence : Avoir l’audace d’interrompre quelqu’un.
  • Acte qui viole les convenances, les règles : Audaces de style.

Ma réflexion s’articule autour d’une attitude courageuse, créatrice d’opportunités et non d’un quelconque comportement discourtois.

Un zeste, beaucoup d’audace.

L’audace et un minimum de discernement détiennent le pouvoir extraordinaire de transformer l’avenir.

Le courage d’oser offre un champ des possibilités accrues et conduit à :

  • entreprendre, agir
  • procéder à des choix éventuellement risqués pour atteindre l’objectif
  • provoquer des circonstances opportunes
  • assurer la progression de son projet
  • surmonter les difficultés
  • aller à la rencontre des autres
  • envisager de nouvelles perspectives
  • découvrir de nouveaux horizons
  • élargir sa vision du monde
  • acquérir de nouvelles connaissances et compétences
  • se développer

L’audace exige de sortir de sa zone de confort pour s’exposer au danger. Cependant, le courage libère une puissante énergie créatrice, génératrice d’actions et d’interactions.

Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. (Goethe).

Peu d’épices pour moi.

Le manque d’audace porte à rejeter toute initiative et bride l’imagination. Ne pas dépasser ses peurs mène à :

  • l’immobilisme, à la paralysie
  • refuser le changement
  • réduire son champ des possibles
  • la stagnation et à l’échec de son entreprise
  • une piètre estime de soi
  • un repli sur soi
  • une vie morne, sans éclat
  • la négation de son avenir

La peur limitante constitue un frein au rayonnement, à l’expression des talents.

Le succès fut toujours un enfant de l’audace. (Prosper Crébillon)

En ce qui me concerne, ma vie a toujours été plus excitante lorsque j’ai fait preuve d’audace. Dès que j’ai stoppé le flot des nombreuses questions paralysantes, dès que j’ai choisi de tenter l’aventure, je suis allée de l’avant. J’ai noué d’autres relations, saisi des opportunités professionnelles. Quelquefois, ces changements ont été plus compliqués que prévus, mais ils m’ont obligée à m’adapter et à évoluer.

Laisser le temps s’égrener passivement est d’une telle tristesse ! Il faut avoir l’audace d’oser vivre et de se dévoiler.

L’audace, c’est aussi s’estimer capable de réaliser ses rêves, d’entreprendre, de contourner les obstacles, de trouver des solutions aux problèmes, de faire preuve d’aplomb et de créativité.

Alors, un peu plus d’audace dans votre recette ?

Ma signature

 

 

Vouloir mais… avoir conscience des contours et des exigences de l’entreprise.

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XXIX

1. Dans toute affaire, examine bien les antécédents et les conséquents, et alors entreprends. Sinon, tu seras d’abord plein de feu, parce que tu n’as pas réfléchi à l’enchaînement des choses ; et plus tard, quand quelques difficultés se produiront, tu renonceras honteusement.

2. Tu veux être vainqueur aux jeux olympiques ? Et moi aussi, de par les dieux ; car c’est une belle chose. Mais examine bien les antécédents et les conséquents, et alors entreprends. Il faut obéir à une discipline, manger de force, t’abstenir de gâteau, faire des exercices forcés, à des heures réglées, par le chaud, par le froid, ne boire ni eau fraîche ni vin indifféremment, en un mot, te mettre entre les mains du dresseur comme entre celles d’un médecin ; puis, dans l’arène, il faut creuser des fosses, quelquefois se démettre un bras, se donner une entorse, avaler force poussière, quelquefois être fouetté, et avec tout cela être vaincu.

3. Quand tu auras bien pesé tout cela, si tu persistes, fais-toi athlète. Sinon, tu seras comme les petits enfants qui jouent tantôt au lutteur, tantôt au gladiateur, qui tantôt sonnent de la trompette, tantôt déclament ; de même, tu seras tantôt athlète, tantôt gladiateur, puis rhéteur, ensuite philosophe, et jamais rien du fond de l’âme ; tu imiteras comme un singe tout ce que tu verras faire, et chaque chose te plaira à son tour. C’est qu’avant d’entreprendre tu n’as pas bien examiné, retourné la chose sous toutes ses faces ; tu vas au hasard et sans désirer vivement.

4. C’est ainsi que certaines gens pour avoir vu un philosophe, pour avoir entendu parler comme parle Euphrate (et pourtant qui peut parler comme Euphrate ? ), veulent aussi être philosophes.

5. Mais, pauvre homme, examine d’abord ce que c’est que d’être philosophe ; ensuite étudie ta propre nature, pour voir si tu es de force. Tu veux être pentathle ou lutteur ? Considère tes bras, tes cuisses, examine tes reins. L’un est doué pour une chose, l’autre pour une autre.

6. Crois-tu qu’en te faisant philosophe tu peux manger et boire de la même manière, avoir les mêmes désirs, les mêmes aversions ? Il faut veiller, peiner, te séparer des tiens, t’exposer au mépris d’un petit esclave, aux risées des passants, avoir le dessous partout, en honneurs, en dignités, devant les juges, enfin en toute chose.

7. Pèse bien tout cela. Maintenant si tu tiens à avoir en échange l’impassibilité, la liberté, le calme, c’est bien ; sinon, retire-toi. Ne fais pas comme les enfants ; ne sois pas maintenant philosophe, ensuite percepteur, puis rhéteur, puis procurateur de César. Tout cela ne saurait s’accorder. Il faut que tu sois un, ou vertueux ou vicieux ; il faut cultiver ou ton âme ou les choses du dehors, l’appliquer ou aux choses intérieures ou aux choses extérieures, c’est-à-dire, rester ou philosophe ou non-philosophe.

Extrait du manuel d’Épictète.